L’école qu’il nous faut

Tous les élèves de France s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école en cette rentrée 2015. C’est bien évidemment la rentrée également pour leurs enseignants, professeurs des écoles, des collèges, des lycées. On l’oublie souvent, mais c’est aussi la rentrée pour tous les personnels techniques et auxiliaires qui accompagnent le fonctionnement des écoles… et bien sûr pour les parents, qui vont reprendre un rythme soutenu aux côtés de leurs chers enfants.

L’Education nationale, qui a longtemps constitué dans l’histoire de la République un sujet de fierté, est devenue au fil des ans un sujet de préoccupation pour nos concitoyens, et pour les parents en particulier. Notre système éducatif, qui avait bien réussi les défis de la scolarité obligatoire et de l’ascension sociale, est aujourd’hui malade parce que le succès d’un petit nombre de nos bons élèves cache un échec grave : à l’issue (ou après l’abandon) de leurs études, trop de jeunes Français n’arrivent pas à s’insérer dans la vie professionnelle ou à réussir dans l’enseignement supérieur.

Depuis longtemps, nous assistons à une succession de réformes du système éducatif, mais aucune d’entre elles, sans doute du fait d’une rigidité administrative conduisant à la frilosité, n’a abouti aux effets escomptés.

La dernière d’entre elles, la fameuse « réforme des rythmes scolaires », sur laquelle je me suis déjà exprimé précédemment (voir article), s’avère un abîme financier pour les collectivités territoriales (plus d’un milliard d’euros par an à l’échelle nationale), et rate complètement sa cible, si tant est que ses instigateurs avaient vraiment visé un objectif de progrès…

Car enfin la justification essentielle de l’école est bien d’être le lieu d’acquisition des connaissances, des compétences et des valeurs permettant à chaque enfant de se construire et de s’insérer convenablement dans la société en y trouvant sa juste place, un emploi, et l’épanouissement de sa personnalité.

Cet objectif ne nécessite ni une nième petite réforme, ni des moyens supplémentaires, il passe par une transformation en profondeur de notre système éducatif, afin de faire de l’éducation une vraie priorité.

Notre système éducatif doit être tout entier tourné vers l’apprentissage des connaissances et des savoirs fondamentaux pour l’ensemble des élèves, et vers l’apprentissage d’un socle de valeurs (le goût de l’effort, le respect des autres…) et d’aptitudes personnelles (capacité d’analyse, de compréhension, de synthèse, esprit critique, estime de soi) nécessaires à une intégration sociale réussie, afin de faciliter l’accès au monde économique et social, et à l’emploi.

Ce système éducatif là, devenu enfin efficace, constituera alors le premier levier d’action de notre redressement, tant économique qu’intellectuel et sociétal.

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