Elections départementales à haut risque

Les affiches électorales sont collées sur les panneaux qui ont refait leur apparition au sein de nos communes, la campagne pour les prochaines élections départementales est lancée… Ah bon, encore des élections ? On ne peut pas dire que les foules soient motivées ! Les médias ne nous parlent que de victoire de l’abstention, de déroute de la gauche et de montée du FN. Que faut-il savoir sur ces élections ?

Les élections départementales se dérouleront les dimanche 22 et 29 mars 2015.

L’application de la loi du 17 mai 2013 modifie profondément les règles du scrutin départemental :

  • On ne parle plus d’élection cantonale pour élire des conseillers généraux siégeant au Conseil général, mais d’élection départementale pour élire des conseillers départementaux. Cela a au moins le mérite de la clarté, après avoir envisagé la disparition des départements au nom d’une simplification administrative incohérente, le projet a fait long feu, le département a été épargné, le millefeuille s’est enrichi de nouvelles métropoles et de projets d’intercommunalités élargies (voir la loi MAPTAM) !
  • Pour la première fois les conseillers départementaux seront intégralement renouvelés (et non plus par moitié). Ils seront élus pour une durée de 6 ans (jusqu’en mars 2021) selon un nouveau mode de scrutin « binominal mixte majoritaire » : au nom de l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, la loi pose le principe de l’élection de deux conseillers départementaux de sexe opposé par canton et leur solidarité devant le suffrage au sein d’un même binôme. Si le canton est maintenu comme circonscription électorale, la carte cantonale a été remodelée en conséquence pour diviser leur nombre par deux (de 4 000 à 2 000) et réduire les écarts de population entre cantons. Les candidats se présenteront devant le suffrage constitués en binôme sur un même bulletin de vote. Chaque binôme devra être composé d’une femme et d’un homme. La contrainte paritaire est renforcée par l’obligation que le candidat titulaire et son remplaçant soient de même sexe.
  • Le département des Yvelines a vu ainsi le nombre de cantons passer de 39 à 21, la nouvelle assemblée départementale comportera donc 42 conseillers départementaux élus (21 femmes et 21 hommes), au lieu de 39 précédemment.
  • La commune des Essarts-le-Roi est rattachée au canton de Rambouillet, qui regroupe l’ancien canton de Rambouillet et l’ancien canton de Saint-Arnoult, soit 36 communes, 77 600 habitants, formant le « Sud-Yvelines ».
  • Une dernière « bizarrerie » de ce scrutin est que le champ de responsabilités du conseil départemental n’est pas stabilisé, puisqu’il fait l’objet du projet de loi relatif à la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), qui est toujours en débat au Parlement (vote en première lecture par l’Assemblée nationale le 10 mars, discussion en seconde lecture au Sénat prévue fin avril). Le gouvernement table sur une adoption définitive au début de l’été, soit 3 mois après l’élection des conseils départementaux… Les scrutins des 22 et 29 mars présentent donc une équation électorale inédite, puisque nous ne savons pas avec précision quelles seront les domaines de responsabilité des conseillers que nous allons élire !

Si la loi NOTRe ne vient pas bouleverser la répartition des compétences entre les différentes collectivités territoriales, le département joue un rôle capital en matière d’aide sociale (protection maternelle et infantile, gestion du RSA), d’autonomie des personnes (allocation personnalisée d’autonomie, prestation de compensation du handicap), de solidarité des territoires (développement économique, actions culturelles), d’éducation (gestion des collèges et de leur personnel technique) et d’aménagement (voiries rurales et départementales, aides à la construction, réseaux câblés et de télécommunication, conservation du patrimoine).

A l’abord de ces élections départementales, la gauche est désunie, le PS est au plus bas dans les sondages, mais ces derniers anticipent une poussée du FN dont le succès menace de rendre certains départements littéralement ingouvernables. Ne nous leurrons pas, le FN n’a pas de programme départemental, son seul objectif est de renforcer son positionnement national en vue des élections présidentielles de 2017.

Il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour les scrutins du 22 et 29 mars, nos territoires méritent des élus départementaux expérimentés qui sauront accompagner avec pertinence leur développement.

Les 22 et 29 mars, votons pour les candidats de la droite et du centre !

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